Le Mercato-show du FC Metz

Le Mercato-show du FC Metz


Pour son 45ème retour en Ligue 1, Le FC Metz s’est dit qu’il serait peut-être temps d’y rester et d’y demeurer avec un CDI plaisant avec le 13ème mois et les congés payés. M.Serin une chanson pour le SFIO ? Oui mes amis le FC Metz s’embourgeoise, mais je vous dirai d’aimer la vie, l’aimer même si… Exit donc la descente en Ligue 2 ?

Qui dit volonté de maintien dans l’élite du futebol hexagonal dit recrues de qualité ! Or, il y un an, on signait l’infatigable Célestin Djim qui allait porter avec fierté le très convoité numéro 10 du Football Club de Metz ou encore le relayeur de génie André Santos. Ils ont marqué au fer rouge leur passage dans le club à la croix de Lorraine. Malheureusement, ils ne sont plus messins cette saison et aujourd’hui nous partons à la découverte d’une partie de nos recrues bien moins reluisantes, il faut l’avouer, que celle de l’an dernier. Aujourd’hui, partons sur les traces de Yann Jouffre, Franck Signorino, Simon Falette et d’Opa Nguette.

La recrue phare du mercato messin n’en déplaise, c’est Yann Jouffre.

On commence avec Yann Jouffre qui est né le 23 juillet 1984 à Montélimar. Formé du côté des costières de Nîmes et lassé de la chaleur du sud, il décida de s’exiler en Bretagne pour signer à l’En Avant Guingamp puis au FC Lorient en 2008. Yann Jouffre c’est l’histoire d’un mec qui aurait pu, qui aurait dû, arriver tout en haut mais dont le destin en a voulu autrement, comme toujours. Son mode de vie lui à jouer des tours à une époque. Dans un entretien pour SoFoot il déclara : « Aujourd’hui, je vois un acupuncteur, je fais attention à tout. Avant, à la fin d’un match, je me demandais où j’allais sortir. Maintenant, je me demande comment je vais récupérer ». Si Métanire pouvait s’en inspirer..

Les blessures ont été un gros frein à sa carrière même si au fil de ses saisons au FC Lorient il a su se bonifier comme une bonne bouteille d’année en année sous Christian Gourcuff, l’entraîneur du FC Lorient de l’époque, adepte d’un football offensif et d’un jeu léché (Un OVNI dans le sillage footballistique français) Yann Jouffre fut son leader technique. Véritable maître-artificier depuis son coté droit. Lui qui espérait, à son arrivée en 2008 à Lorient, convaincre Gourcuff père de le faire évoluer en relayeur va enfin pouvoir exaucer son vœu. En effet sa signature à Metz coïncide avec une volonté de se mettre en danger et d’évoluer à un poste qu’il affectionnait plus jeune et auquel il aspire.

Yann Jouffre c’est 208 matchs de L1 à l’aube de sa 11ème saison dans l’élite. Sans une pubalgie récurrente, il serait probablement dans un club du top 5 français. Dès lors il est grenat et savourons enfin la signature d’un joueur qui « pue » le football et qui a un sens avisé du jeu, de ce magnifique sport. Il sera un atout de poids dans cette quête du maintien.

Arjen Jouffre-Robben :

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Franck Signorino et Yann Jouffre © France Football

Le retour du Prophète Franck !

La première recrue du FC Metz et non des moindre ! Est-il d’ailleurs nécessaire de faire une description sur Franck ? Hormis pour les plus jeunes d’entre nous.

Tout bon Grenat depuis le début des années 2000 se souvient de ce feu follet. Des mèches blondes, les poumons à Matuidi, un petit 25 facile en VMA, des aller-retour incessants sur le couloir gauche. En bref une solidité défensive, un véritable roc. C’est la description de Franck Signorino : un battant.

Après, son départ de Metz pour le FC Nantes. Jouant de malchance à se retrouver sur le banc à Getafe, une fracture compliquée à se défaire, le chômage et enfin la résurrection. Il rebondit au SC Charleroi avant de revenir en France. Tout d’abord à Laval, sous les ordres de Hinschou’ en Dododomino’s Ligue 2. Puis de re-goûter aux joutes tonitruantes des 0-0 made in Ligue 1 à Reims. A 34 ans, celui qui compte désormais 245 matchs en Ligue 1 est de retour chez lui. Lors de sa signature au club, tout le monde voyait déjà en lui le mentor de Matthieu Udol, une des pépites du centre de formation. Néanmoins Franck a vite clarifié sa position en affirmant qu’il était venu pour prodiguer ses conseils à Udol mais qu’il était aussi et surtout venu pour jouer. Il n’a signé que pour une saison mais si d’aventure celle-ci se passe bien…

Du Franck Signorino et sa conclusion :

Pas de boulette derrière on a Falette !

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©Canal Tango

Venant du Stade Brestois libre, il fut l’une satisfaction du club finistérien la saison passée ainsi que nommé dans l’équipe-type de Ligue 2. Comme Sylvain Marchal il y a deux ans.

Il a signé un contrat de 3 ans au sein du FC Metz. Simon Falette, né le 19 février 1992 au Mans, fils d’Albert Falette, un ancien joueur professionnel passé par Angers. Ce défenseur central de 24 ans, polyvalent préférant évoluer dans l’axe mais peut tout aussi bien dépanner à gauche. Il a tout d’abord été formé à Tours puis Lorient, il sera prêté au Stade Lavallois sous les ordres d’un certain Hinschou’ (lui aussi) puis il s’engagera pour le Stade Brestois d’abord en prêt puis de façon définitive. Il n’a connu qu’un seul match de Ligue 1 avec son club formateur qu’est le FC Lorient. Affichant une grosse régularité en Ligue 2 avec 127 rencontres de Ligue 2 au total dont 33 matchs disputés la saison passée. C’est un gaucher pur qui signe au FC Metz avec la ferme intention de passer un palier dans sa carrière, de découvrir l’élite du football français. Appréciant les duels, il semble très dangereux sur coups de pieds arrêtes également bien qu’il ait du mal à inscrire des buts. Une inefficacité offensive qu’il faudra savoir endiguer en Ligue 1. Falette est, de l’aveu de son ancien coéquipier Joan Hartock, un acharné de travail. Hartock s’était confié au journal «Ouest-France» : « Simon ? C’est un perfectionniste. La moindre passe loupée, le moindre face-à-face perdu, il va s’en vouloir énormément. Il veut toujours bien faire ! Mais c’est bien qu’il soit comme ça, c’est comme ça qu’on avance et qu’on progresse. »

Il semble paré pour réaliser une grosse saison, si on lui donne sa chance. Le club recherche toujours un joueur en défense, avec Simon on peut commencer à dormir sur une oreille.

Quand tu fais tes emplettes tu prends Nguette            

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Opa Nguette, né le 8 juillet 1994 à Mantes-la-Jolie arrive tout droit de Valenciennes. Ce jeune joueur de 22 ans a été formé au FC Mantois 78 (Mantes-la-Jolie) la ville dont il est originaire. Il débute le football assez tardivement  à 12 ans et il poursuivra sa rapide évolution jusqu’à atteindre le centre de formation de Valenciennes.

Il s’apprête a retrouver la Ligue 1 (29 matchs de L1 contre 37 de L2) 4 ans après l’avoir quitté. Il sort d’une saison quasi blanche : Valenciennes refusait de le faire jouer tant qu’il ne signait pas une prolongation de contrat. Un procédé au demeurant discutable, qu’on connait assez bien à Metz. Avant cette saison, il était la pépite du VAFC, repoussant au mercato hivernal de janvier 2015 les offres de West Ham et Montpellier. Valenciennes était disposé à l’époque à se séparer de sa pépite contre 2M€. C’est un garçon très rapide, qui souhaite évoluer dans l’axe en tant qu’attaquant principal, mais qui a dû composer avec les choix de son coach, à savoir évoluer sur le flanc droit de l’attaque. A Metz, Hinschou’ l’utilisera probablement en tant qu’ailier. Bénéficiant de cette polyvalence, il pourra aussi évoluer dans l’axe. C’est un joueur qui possède de multiples poumons, est doté d’une grande agilité et d’un goût prononcé pour les dribbles. Il arrive donc libre, avec une mentalité de revanchard et une volonté de ne plus perdre de temps et de s’imposer en Ligue 1 : la plus-value de ce mercato ?

Je t’aime autant qu’un but d’Opa Nguette contre l’AS*L :