RCL-FCM : à l’Est, rien de nouveau

RCL-FCM : à l’Est, rien de nouveau


Après Rémi, c’est Titi. Après vous avoir fait découvrir mon succulent accent, voilà que je vous fais découvrir ma plume, sans doute la plus grosse belle de toute l’équipe, bac L oblige. Et pour mon bizutage, j’ai eu droit aux deux premiers matches du FC en 2017, à Lens et au Parc. Deux grands matches de notre part encore une fois.

Aller à Lens n’est jamais un cadeau, encore moins début janvier quand le thermomètre se met au niveau de notre équipe, à savoir dans le négatif ; reste à savoir lequel des deux est le plus glaçant. CAN, blessures et suspensions obligent, c’est une juvénile équipe messine qui se rend dans le Nord, avec notamment la première convocation chez les pros pour Youssef Maziz. La dernière recrue en date, Cheick Diabaté, est elle aussi présente dans le groupe (mais il se pète à l’échauffement, on en attendait pas moins).

Pour la compo en elle-même, Hinschberger choisit d’offrir leurs premières titularisations à Kawashima et au prodige Vincent Thill, dans son immuable 4-2-3-1 où Mollet épaule Philipps à la récupération. Vion fera ce qu’il pourra en pointe. Si la titu de notre Paul Scholes me plait, son positionnement si bas me me gêne: on a bien vu contre Toulouse en Coupe de la Ligue à quel point il est bon dans le rôle de numéro 10. Mais pour cette rencontre, ce rôle est donc dévolu à la pépite luxembourgeoise qui sera chargée d’illuminer notre jeu (bon courage petit). Pour le reste c’est du classique, on ne change pas une défense qui prend l’eau à chaque match. Nguette et Hein occupent les côtés.

Le match n’a pas encore commencé qu’une mauvaise nouvelle est annoncée : Patrick Montel est aux commentaires. Je vous laisse admirer le Metz United que cela créé sur Twitter :

Le coup d’envoi est donné par Thill, c’est parti pour minimum 90 minutes de bonheur. Il ne faut pas moins de 3 secondes pour que Guido Milan nous gratifie d’une chandelle que n’aurait pas renié le XV de France (et si le FC Metz était meilleur au rugby finalement ?). La balle est récupérée par les lensois qui auront donc mis moins de 10 secondes pour perforer notre défense, qui ne semble pas avoir pris de bonnes résolutions. La première frappe messine intervient par à la 6e minute de jeu suite à une après une série de dribbles de la part de Rivierez (oui oui). La remise de Vion pour Mollet se conclut par une frappe au-dessus, après un nouveau mouvement initié par un DjoRiv intenable en ce début de rencontre. Mais que serait-il sans ses errements défensifs? C’est pourquoi notre cher latéral droit oublie de défendre sur Zoubir qui centre, mais son attaquant ne parvient pas à couper la trajectoire. Globalement, ces 30 premières minutes sont un long round d’observation où Lens teste la solidité de notre bloc défensif sans trop pousser, juste assez pour montrer qu’on reste sacrément fébriles. Au milieu c’est pas folichon non plus, puisqu’on passe rarement la ligne médiane, la faute aux nombreux mauvais choix de Philipps et/ou aux  ballons perdus par Thill qui se fait bousculer sans surprise par des gabarits plus costauds. Quand on arrive à construire une action, comme à la 34e minute, on parvient enfin à entrer dans la surface lensoise, là même où s’écroule « Ngouette », comme le dit Montel. L’arbitre ne siffle rien et le plongeon semble manifeste au vu des ralentis. Piqués au vif, les locaux répliquent et se procurent deux grosses occasions dans la foulée, la défense étant toujours aussi amorphe. Mi-temps : on a rien appris de nouveau si ce n’est que Jacky Bonnevay, qui accompagne Montel aux commentaires, est fan de Falette. Ça lui fait une belle jambe à Simon.

La seconde période démarre de la même façon que la première, à savoir par une faute de Milan au bout de quelques secondes. Les occasions lensoises se multiplient parallèlement aux erreurs de notre défense à l’image de la passe en retrait mal assurée de Falette à Kawashima. Thibaut Vion fait – enfin – parler de lui à la 52e lorsqu’il se procure seul la première occasion messine du match. A noter qu’il s’agit là du premier ballon touché par Vachoux, le goal lensois au nom de fromage de brebis. Alors que PH répond à une interview de la femme de terrain de France 3 Picardie en admettant qu’il n’a « pas secoué les joueurs parce qu’on a quand même fait notre mi-temps », les lensois se procurent une énième situation dangereuse. Au moment où un changement messin est annoncé (« Mouhamadou » Diallo pour Thill), Lens trouve la faille quand Bourigeaud frappe après une parade de Kawashima. L’ouverture du score est logique tant on se fait bouffer. La réponse est immédiate mais Maziz, qui a remplacé Hein blessé avant la pause, trouve Vachoux sur la trajectoire de son puissant plat du pied. On croit alors à une révolte messine, d’autant plus qu’Erdinç entre. Mais ce n’est que trop mal connaitre le FC Metz et le pressing cesse au bout de 5 minutes, les joueurs semblent avoir complètement abdiqué, même lorsqu’on se retrouve en supériorité numérique après l’exclusion d’un lensois, dont les crampons sont venus dire Koukou à la cuisse gauche de Mollet. Le couperet retombe une dernière fois à la 90e quand Cristian Lopez parvient à contrôler, se retourner et frapper dans les 6m en toute décontraction dans une défense de plots, pour ajuster Kawashima.

Ce match n’a fait que confirmer l’impression vue depuis des semaines déjà, en plus inquiétant encore. Notre défense est poreuse, notre milieu, même délesté de la tant décriée paire Mandjeck-Doukouré, ne parvient pas à ressortir convenablement les ballons, et notre attaquant se trouve bien trop esseulé pour parvenir à faire la différence. Bref, un vrai match de futur relégué, d’autant plus qu’il s’est déroulé face à une équipe de L2 supposée être plus faible alors qu’elle nous a été supérieure à tous les points de vues. Rien de bien rassurant quand on s’apprête à se rendre au Parc. Cet abominable match a néanmoins été enjolivé par le duo Montel-Bonnevay (non). Alors on dit merci qui ? Merci Jacky et Montel !

 

Ce match à Paris donc. Alors qu’un grand nombre d’entre nous craignait un score fleuve inédit dans la compétition, nos Grenats n’ont finalement cédé qu’à deux reprises et reviennent de leur escapade dans la capitale avec l’élimination attendue mais leur honneur est sauf (enfin ce qu’il en reste). Ce score est sans doute plus lié au rythme d’entraînement des parisiens qu’à notre passage en 4-4-2, ou une quelconque progression de notre part. À noter la bonne prestation du divin chauve bitchois dans les cages lors de ce match, qui marque malgré tout la fin probable de sa saison.

En tant que sarregueminois, je ne pouvais pas finir cet article autrement qu’en saluant le Sarreguemines FC, qui s’est une nouvelle fois défait d’une Ligue 2 pour se hisser en 16es de finales de la Coupe de France, en étant, en plus, le dernier club mosellan en lice, comme la saison passée.