#FCMFCN : comme un goût d’inachevé

#FCMFCN : comme un goût d’inachevé


Les mots nous manquent parfois pour qualifier des évènements tragiques, atroces, des émotions très particulières, mais c’est aussi souvent le cas pour décrire le spectacle d’un samedi soir passé à Saint-Symphorien. Le CM du club avait pourtant prédit une belle soirée comme vous pouvez le constater ci-dessus. Tu parles d’une belle soirée. Que dire d’un match de la sorte, si ce n’est encore une fois le désarroi total que les supporters ont pu ressentir pendant ces 90 minutes, qui étaient plus proche d’une sorte d’incarnation du vide que d’une rencontre sportive porfessionnelle ? Face à la pression qu’a engendré le vide abyssal du site de la Factory depuis quelques jours (semaines), j’ai tout de même décidé de faire quelque chose. Retour en toute gaieté sur une soirée aussi miteuse que les chiottes en ouest basse.

L’avant-match

Énième retour à Saint-Symphorien, et celui-ci fut particulièrement difficile pour Valou et moi après le périple à Mönchengladbach de jeudi (article exceptionnel de type #groundhopping à paraître demain), tant la classe du Borussia Park est incomparable, jusqu’à la propreté des toilettes (article exceptionnel à paraître après-demain sur le sujet, on vous en dit pas plus) (oui, la Factory fonctionne par à-coups, et alors ?). La sécurité y est d’ailleurs correctement assurée. Je me permets de le mentionner car du coté de chez nous, ça n’a pas franchement évolué. Premier passage : ouvrir sa veste pour montrer que l’on ne porte pas de maillot du FC Nantes, alors qu’il aurait très bien pu être couvert par un bête pull. Deuxième passage : la vérification des billets. Elle n’est que visuelle, car les scanners en tribune ouest ne fonctionnent toujours pas. Valou va aux nouvelles et ne reçoit comme réponse qu’un « oui bah on n’y peut rien… on est loin de la wi-fi ici aussi ». Euh… Ça marche. L’itinéraire fut ponctué par une fouille des plus brèves et des moins professionnelles possibles. Tout cela pour dire qu’il faudrait vraiment que quelqu’un essaie, le 4 mars prochain, de passer avec un maillot de Rennes et un pétard dans la poche. Mais qui ici aurait eu l’idée, une fois dans sa vie, de faire l’acquisition d’un maillot du Stade rennais ? Personne ne veut le savoir.

Sale soirée pour les adeptes du 4-4-2. Deux attaquants seulement dans le groupe, c’était trop peu pour espérer que Philippe Hinschberger aligne Diabaté et Erdinç en pointe, alors même que Gérard, 56 ans, membre incontournable du PMU de Lorry-les-Metz, s’égosillait que Metz ne pouvait pas réussir autrement que dans ce système ! N’en déplaise à la critique, le 4-2-3-1 c’est la famille, et on ne trahit jamais la famille. Nguette et Sarr ont le rôle classique de noirs qui doivent courir et envoyer les ballons dans la surface, la défense est classique, Diabaté classiquement devant et Cohade de manière classique en chef de cet orchestre. La seule incertitude qui pesait sur les supporters messins et qui fut levée au plus grand bonheur de ces derniers, fut le retour dans le onze du twittos fou, Georges Mandjeck, qui devra tenter de perdre moins de ballons qu’il ne recevra de crachats. Tâche que Philipps n’avait pas su relever auparavant mais on fera naïvement confiance au champion d’Afrique, s’il vous plaît.

La compo p0rno de Philippe Hinschberger.

 

Outrés face à la performance des 22 acteurs de la rencontre, nous avons décidé de ne pas vous proposer de résumé ni d’analyse du match. Respectez nous, merde.

————————————————————–

Voilà, prochain rendez-vous ce week-end à Lyon, histoire de passer une nouvelle belle soirée. D’ici là, portez vous bien.

NB : la rumeur dit que si vous vous enfermez chez vous dans le noir, que vous allumez un cierge et que vous fredonnez cinq fois « Babacar, où es-tu ? où es-tu ?», Cappie se décidera, dans les 6 mois qui viennent, à poster la deuxième partie de l’interview de Bab’s Gueye. Mais ce n’est qu’une rumeur.