Pas piqué des hannetons voit une équipe italienne #groundhopping

Pas piqué des hannetons voit une équipe italienne #groundhopping


Salut les tops lads, fervents supporters de votre club ou juste membre d’un kop de hooligans comme dirait le grand fils de pute qu’est Danny Dyer. Aujourd’hui avec les jeunes de la Grenat Factory, on est parti en centre aéré dans l’Ouest Allemand, à la découverte d’un nouveau stade et à la découverte d’un match à élimination directe de coupe d’Europe, l’Europa League

Le match c’était le Jeudi 16 dernier, à 19h, idéal pour ne pas avoir à regarder Lyon gagner un match donc on a essayé, et on s’est retrouvé à Mönchengladbach pour voir la Viola, pas Toulouse les losers, la Fiorentina, analyse, décryptage, barre de rire, c’est tout de suite et maintenant sur pas piqué des hannetons.

Petite précision, étant donné que nous ne sommes pas restés une nuit sur place mais avons seulement effectué un aller-retour, l’article décryptera et notera cette fois-ci sur des critères un peu différents.

Le trajet

On part donc à très exactement 11h10 du grand séminaire de Metz où on rejoint notre Rémi national, c’est donc conduit par ce jeune homme et accompagné de Spike (le mec qui a ecrit un article depuis son arrivée sur le site) et Cappie (le mec dont on attend toujours qu’il sorte la partie 2 de son interview de Babs) que nous partons direction notre première étape, le mac do de Berchem, situé sur l’aire d’autoroute éponyme. Arrêt d’environ une heure, Big Tasty Bacon, fraude aux toilettes, cigarettes pour certains et nous repartons vers notre but.

Loue château pour mariage, contactez S. Thill au 06 29 57 19 32

Pour l’aller, nous avons opté pour un trajet traversant le grand-duché, trajet mêlant émotion de la découverte de son pays d’origine et bonne tranche de rigolade. Nous arrivons à Schoenfels, point culminant de cette partie luxembourgeoise de l’itinéraire et son magnifique château, bon en fait il ne s’agit que d’un donjon, le château n’a jamais eu de valeur historique ni stratégique importante mais ça doit quand même être sympa pour un mariage.

En parlant de mariage, quelques giratoires plus loin, Cappie nous gratifie d’une magnifique phrase:

Dès le réveil j’ai qu’une envie c’est de la déglinguer

On se doute évidemment qu’il ne parle pas de déglinguer l’artillerie française qui désarma le château en 1683 hein….

Quelques kilomètres dans le grand-duché encore et nous arrivons en Belgique, à Saint-Vith exactement, nous passons à proximité de Liège et surtout du mythique Spa-Francorchamps, où Rémi s’essayera aux sports automobiles notamment dans le raidillon, virage ayant fait l’histoire de ce circuit.

Deuxième stop sur le chemin de l’Europe, à Aix-la-Chapelle, Aachen en allemand, où nous nous rendons au magnifique Stade de Tivoli, en réalité, le Nouveau Tivoli. Nous apercevons une porte ouverte dans laquelle nous entrons, il s’agit de l’entrée VIP & Business, nous sommes donc habitués étant donné le nombre d’entrées VIP à Metz. Après avoir demandé si on pouvait rentrer dans le stade à la réceptionniste, essuyant un refus car il y avait une conférence de presse à venir et que nous ne pouvions y participer, nous prenons la direction de la boutique, à l’opposé du stade.

Et là tout se bouscule, nous voyons quelqu’un marcher dans l’enceinte, et on se demande comment y accéder, chose toute simple, en entrant dans la boutique, une porte donne sur les coursives du stade, nous l’empruntons donc pour aller faire quelques photos.

Petit stade pour de la D4 quand même…

Ce que nous ne savions pas, c’est que sur cette porte était écrit « aucune sortie possible« , et nous sommes restés enfermés dans l’enceinte sans savoir comment y sortir. C’est ainsi que Rémi a du escalader le grillage pour venir nous ouvrir de l’extérieur, quelle vie. Une fois libérés, un petit tour à la boutique a été effectué, où nous avons pu découvrir une maquette de l’ancien stade et divers maillots avec un sponsor scotché de noir (bientôt la même avec les anciens maillots floqués Tchad ?)

En résumé, très beau stade, surtout pour une D4, une boutique avec pas mal de choix et une bonne petite découverte.

Pour nos copains de Footballski

40 minutes de route plus tard, nous sommes à Gladbach.

Pour le chemin retour, on est passé par l’Allemagne, et par des routes nationales, sacré délire.

Le stade

Le Borussia Park est isolé, à 4,5 km de la ville, ce qui explique en partie que nous ne sommes pas allés voir cette magnifique bourgade (non). Le stade est donc grandement isolé, mais vous avez tout autour pas mal de parkings ou sinon pas mal de bus s’y rendant, ça change de Liège. Nous avons opté pour le P5 au coût de 5€ pour le match, beaucoup de personnes se garent sur ses parkings, mais la sortie est très rapide. Quand on est habitué à Metz c’est même incroyable, sans mentir en 15 minutes maximum vous êtes de retour sur l’autoroute et c’est parti pour rentrer à la maison, l’efficacité allemande, vraiment.

Pour notre part, on n’a pas vraiment réfléchi et on s’est garé sur le premier parking venu, il s’est avéré qu’il était le plus proche de l’autoroute ensuite, mais il s’est aussi révélé être celui le plus loin de notre secteur du stade. Depuis le parking, comptez même pas 10 minutes pour arriver sur la place devant le stade, place où vous trouverez des endroits pour vous restaurer, tant par la nourriture que par la boissons, des toilettes propres et la boutique du club, bondée.

Le stade de l’extérieur me fait penser à un diamant, magnifique Pierre.

Et là mauvaise surprise, la promenade autour du stade est bloquée du côté de la présidentielle, il faut donc qu’on fasse tout le tour du stade dans l’autre sens… Autre mauvaise surprise, faire le tour dans l’autre sens nous fait passer devant le parcage, et nous sommes donc bloqués, il faut encore faire un détour d’au moins 300 m (au lieu de 10m) pour contourner le parcage. Pas de soucis, nous sommes en avance, nous rentrons dans le stade aussi facilement que Papa dans Maman, ou Papa dans Papa, ou Maman dans Papa, pas de discrimination. Dans le stade, les mêmes buvettes et point de restaurations qu’à l’extérieur, pas besoin de carte du club pour payer, on apprécie.

J’ai oublié de mentionner la fouille, passage classique aux portiques, fouille modérée. Une fois à l’intérieur du Park, les mêmes leds vertes qu’à l’extérieur améliorent le rendu global du stade, demeurant très classique. Un vrai stade à l’allemande des années 2000, filets derrière les buts, espaces loges bien réalisés, siège confortable, tribune debout pour les ultras, le top quoi.

Oui

Le parcage est bien rempli, le match va commencer.

Le match

Habitué aux matchs de merdes, Rémi a accepté de revenir sur ce match pour vous, voici son récit :

« C’était avec la sensation qu’on allait voir un grand match que l’on arriva au somptueux Borussia Park. Sacrée ambiance mise par les supporters locaux avant le match, n’en déplaise à Valou, avec l’hymne du club, Die Elf vom Niederrhein, repris par tout le stade. Et le Borussia l’a bien rendu aux 41000 spectateurs en première mi-temps, avec un jeu débridé, offensif, faisant monter les latéraux et usant de centres et de combinaisons sur les cotés pour mettre en danger le bloc florentin, extrêmement bas et fragile. Les Italiens ont d’ailleurs été très décevants, ne semblaient pas être venus pour jouer. Les Allemands maîtrisent le jeu sur les côtés et combinent bien avec Johnson, Herrmann et Hazard notamment, mais surtout profitent du talent de distributeur de l’excellent Mahmoud Dahoud, lumineux en première mi-temps. Simplement, c’est peut-être l’absence de vrai n°9 qui manque à Mönchengladbach, avec un Raffael blessé et un Drmic tout simplement trop nul pour prétendre à une place de titulaire, ce qui laisse Hazard et Stindl, qui jouent d’habitude un cran en dessous, se positionner au sommet du 4-4-2 allemand. Cela s’est ressenti dans toutes les occasions manquées par le Borussia en première mi-temps et dans le manque de solutions apportées dans la surface.

À manquer sans arrêt ces opportunités, le Borussia s’est fait piéger par la Fio, à qui il n’a suffi que d’une occasion pour marquer, sur un chef d’oeuvre de coup franc de Bernardeschi. La deuxième mi-temps fut très laborieuse, Mönchengladbach manquait à la fois de jus et d’inspiration face à une équipe italienne qui s’est décidée à défendre un peu et à laisser moins d’espace au milieu de terrain, ce qui nous a laissé apprécier quelques séquences dignes d’un match du samedi à Saint-Symphorien. Forcément, on ressort de ce match un peu frustrés car ce dernier n’a pas tenu ses promesses, mais aussi car au final on ne peut qu’apprécier cette équipe du BMG, qui est capable de proposer du beau jeu, mais qui est trop inconstante dans ses prestations, comme le montre son classement actuel en Bundesliga : une triste 11e place. »

L’ambiance

Deuxième match européen que je vois, le premier étant Liège-Panathinaikos devant un stade aux 2/3 tiers rempli, je m’attendais à beaucoup plus d’ambiance dans ce match-ci donc. Le public a répondu en nombre, 41000 personnes sur 45000 places disponibles, on peut dire que c’est pas mal. Mais alors l’ambiance est resté un gros point de déception pour moi. En face du bloc de Mönchengladbach, j’ai pu constater que ceux-ci posaient plus de bâches de groupe que ne lançaient de chants pendant le match, décevant.

A l’entrée des joueurs, quelques drapeaux, qui ne feront même pas tout le match, encore une fois, je m’attendais à mieux. Le stade a poussé quelques gueulantes ce qui était assez exceptionnel mais trop peu pour une affiche d’Europa League pareille.

Enfin, à côté du parcage, j’ai pu vraiment apprécié la présence de florentins venus en nombre pour foutre un gros bordel dans le stade. Des chants originaux, sur l’air d’American Boy par exemple, des chants plus classiques mais qui envoyaient, les latins ont su mettre l’ambiance d’une forte belle manière. Quelques fumigènes pour saupoudrer le tout, et une solide prestation en tribunes pour eux.

Notation

Note Globale tambour-grenattambour-grenattambour-grenattambour noir
Itinéraire  tambour-grenattambour-grenattambour-trois-quarttambour noirtambour noir
Stade tambour-grenattambour-grenattambour-grenattambour-grenattambour-grenat
Match tambour-grenattambour-grenattambour noirtambour noirtambour noir
Ambiance  tambour-grenattambour-grenattambour-grenattambour-grenattambour noir

Et là, à l’heure où vous lisez cet article, on est à Gelsenkirchen pour voir Schalke 04-PAOK, à la semaine prochaine pour un nouveau pas piqué des hannetons !

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