Pas piqué des hannetons, l’ambiance à la grecque ! #Groundhopping

Pas piqué des hannetons, l’ambiance à la grecque ! #Groundhopping


Mercredi dernier, au lieu d’être tranquillement sur le canapé pour regarder la Ligue des Champions, on s’est dit que c’était quand même bien plus marrant de se faire tremper la gueule dans une des plus grandes aires métropolitaines d’Europe. Bref, on a été voir le seizième de finale retour Schalke 04PAOK Salonique. Analyse, flemme et décryptage du match.

Comme la semaine dernière, pas de catégorie Restauration, Bars & Hôtels, match en semaine oblige, ils y en a qui bossent la semaine (non).

Itinéraire


Le retour de l’outil Google Maps pour vous les abonnés

4h de route au programme, 359 kilomètres, des passages devant les stades de Köln, Leverkusen et pourquoi pas Duisbourg, vu comme ça, ça a l’air plutôt alléchant. C’était malheureusement sans compter sur les bouchons, la pluie, les bouchons dûs à la pluie, les travaux, les bouchons dûs aux travaux, bref, vous avez saisi. Après Trèves, pendant quasiment 100 kilomètres c’est de la Nationale à 1×1 voie, parfois deux voies, profitez-en pour doubler la file de camion ou prenez votre mal en patience.


Magnifique vue 360°, outil Google Maps Street View

C’est surtout après Cologne que ça devient dramatique, où on mettra quasiment autant de temps que pour faire Metz-Cologne, alors qu’il ne restait que 100km ! Le GPS, heureusement, nous a proposé un itinéraire bis au dernier moment, ce qui nous a valu de couper une file pour sortir de l’autoroute et d’économiser bien 30 minutes.

Vu la météo et les bouchons, la photo n’est pas la nôtre hein

Au final, on est sur du 5h30 de route, rien que ça. En même temps fallait s’y attendre quand tu traverses une zone de 10 millions d’habitants. Un pote me rejoignant de Duisbourg a lui aussi bien galéré alors qu’il était juste à côté, propre.

Heureusement, une fois arrivés au stade, les 14000 places de parking vous accueillent à bras ouverts, c’est gratuit contrairement à Mönchengladbach, et vous êtes au pied du stade, comme le parking de la patinoire quoi.

Pour le retour, quasiment le même trajet, un essuie-glace défectueux en plus, et la pluie, toujours la pluie.

Stade

Depuis le parking, comme je vous l’ai dit, même pas 5 minutes de marche pour arriver au stade, en revanche, nous étions à l’opposé de notre entrée, comptez donc 5 bonnes minutes de plus pour faire le tour, via un chemin fait de légères montées et de légères descentes, un parcours bien casse-rythme, on se croirait dans une classique belge. Notre pote de Duisbourg est toujours dans les bouchons, on l’attend au sec à l’intérieur, il pleut beaucoup trop pour qu’on l’attende comme prévu à l’extérieur de l’enceinte. 

De l’extérieur justement, sans vous mentir, le stade est un dôme, on se croirait aux Etats-Unis dans le Michigan. C’est tout sauf un stade de foot, ça peut ressembler à un Centre Commercial mais pas un stade, bon après, on va pas s’en plaindre, vu la pluie qui tombait ce soir là c’était plutôt sympa de pas être exposé comme on peut l’être en étant en populaire à Saint-Symphorien. 

Une fois à l’intérieur, le stade a de la gueule, plein de points de restauration (35 pour être exact), un réseau de canalisation qui distribue de la bière de plus de 5 kilomètres, ça envoie du rêve ! Bon… Jusqu’au moment où on se rend compte que c’est de la bière sans alcool, bière allemande sans alcool, autant boire de la pisse quoi. 

TADAAAAAAAM

Pour commander aux buvettes, il faut une carte mais celle-ci est gratuite donc ce n’est pas contraignant du tout. La vue depuis notre siège est excellente, dans un coin comme j’aime, vue sur les Ultras Ge et sur le parcage impressionnant des grecs.

On dirait pas le même stade sérieux ? Parce que celui-là c’est à Detroit

A noter également, qu’au final on ne peut pas vraiment rallier ce stade pour sa modernité et sa disposition comme un stade américain, en effet, celui-ci s’appelle Veltins-Arena. Il s’agit donc d’une Arena, pas d’un stade, on comprend mieux les quatre écrans géants au centre du toit. 

Le match a déjà commencé depuis 10 minutes, toujours pas de but, on y est enfin. 

Match

Battus 3-0 chez eux à l’aller, on n’espérait pas grand chose de ce match retour il faut bien l’avouer. Ne m’intéressant pas énormément au football étranger et n’ayant pas Rémi sur moi, j’ai donc du faire quasiment toute la totalité du match sans connaître les acteurs présents sur le terrain. J’ai évidemment reconnu le légendaire Hernan Crespo, 57 ans, évoluant désormais chez les Dikefalos. Pour ceux totalement dépourvus de second degré et aptes à voter François Fillon, il s’agissait en réalité de José Angel Crespo, défenseur espagnol.

Il faut le dire, les grecs m’ont fait forte impression sur le terrain, sûrement car le résultat était quasiment joué d’avance avec cette lourde défaite à domicile, ce qui poussait certainement l’équipe allemande à jouer tranquillement.

Toujours est-il que ce sont les joueurs de Schalke qui ont ouvert la marque à la 23ème minute par l’intermédiaire de Schöpf, bien trouvé en diagonale dans une défense n’ayant rien à envier au FC. Deux petites minutes plus tard, égalisation du PAOK grâce à un but contre-son-camp de Nastasic, venu récompenser la bonne entame des blancs et noirs.

Sur tout le reste du match, beaucoup d’occasions manquées, des frappes en tribunes par-ci par-là, quelques belles offensives repoussées in-extremis, un match bien sympa dans une ambiance survoltée, on y revient tout de suite après un court résumé de la rencontre, vu par le PAOK.

Ambiance

5000 aficionados du PAOK étaient présent, ai-je vraiment besoin de vous résumer le bordel que ça donne dans un stade fermé ? Non, mais je vais quand même le faire. Parcage impressionnant, on voit que les forces de sécurité n’avaient pas prévu tant de monde du côté visiteur, il faut dire que la diaspora des fans grecs est énorme, la Gate 4 comptant des sections un peu partout dans le monde

Le parcage dégueule, il y a facile 200 mecs torse-nus, ils donnent de la voix comme jamais, vraiment autre chose que ce qu’on a l’habitude de voir. Ils ont sûrement fait tout leur répertoire de chants, et ont bien insulté et sifflés les locaux. Du côté de Schalke justement, bon bloc présent en Nordkurve, ambiance un peu décevante mais on sentait tout de même l’envie d’en découdre après les tensions du match aller et du match de 2013.

Le reste du stade est très timide, sûrement qu’ils s’en foutaient étant déjà qualifiés. Petit fun fact de ce match d’Europa League, on est resté dans le stade jusqu’à ce que tout le monde parte ou presque, et du coup en sortant pour rejoindre notre parking on s’est retrouvé dans le flux de sortie du parcage visiteur. Fait assez marrant étant donné que je portais un pull bleu et une écharpe bleue également, pas Schalke mais quand même. Ah et aussi, j’ai suivi les fanatiques grecs un peu trop loin et j’ai failli me retrouver dans leur bus, j’ai du me frayer un chemin entre les officiers de la polizei local pour me barrer de là, le bon groundhopping qu’on aime. 

Merci à nos traducteurs en herbe qui m’ont aidé avec les banderoles allemandes.


Quelques explications sur les banderoles justement et sur la rivalité entre Schalke et le PAOK, le point de départ de tout cela est un match de tour préliminaire de Ligue des Champions en 2013 qui avait vu s’opposer les deux équipes. Les Ultras Ge (le groupe de Schalke) étant amis avec un groupe ultra macédonien (oui ça existe), ils avaient sorti un drapeau macédonien en tribune. Considéré comme une provocation par les forces de l’ordres allemandes, la polizei avaient attaqué la tribune pour déloger le drapeau de son emplacement, d’où les 89 bléssés. L’affaire avait été classée sans suite par le parquet allemand et le club n’avait pas défendu ses supporters, d’où les banderoles déployées. Quant au Fucking Paok Fans « get out of here » il fait référence à une banderole déployée par les grecs à l’aller qui qualifiait les supporters de Schalke de « nazis ».

Sources: 12 et pleins d’autres sources en allemand sur Google.


Notation

Note Globale tambour-grenattambour-grenattambour-grenattambour noir
Itinéraire  tambour-grenattambour-grenattambour noirtambour noirtambour noir
Stade tambour-grenattambour-grenattambour-grenattambour-grenattambour noir
Match tambour-grenattambour-grenattambour-grenattambour noirtambour noir
Ambiance  tambour-grenattambour-grenattambour-grenattambour-grenattambour-grenat

Pour l’instant les groundhopping sont finis pour cette saison, faute de budget conséquent, faites vos dons ! Je reviens assez vite avec quelques hors-séries sur l’Euro 2016 mais également sur mon voyage aux Etats-Unis et Canada et ma découverte des sports US ainsi que quelques recommandations ! 

La bise à vous, et on essayera quand même de faire un dep pour le FC cette année, et sûrement un match à Dortmund vu qu’on a été invité !