Grenat de honte et Serin de rage

Grenat de honte et Serin de rage


Nous sommes en 2017 après Jésus-Christ. Toute la France est occupée à se palucher sur la performance des Strasbourgeois… Toute? Non! Une petite ville d’irréductibles Messins résiste encore et toujours à une sympathie pour le Racing. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de supporters Messins en quête d’une politique sportive depuis 1998.

Philippe est parti, Frédéric est arrivé. Guillaume Apollinaire lui, a écrit : « Passent les jours et passent les semaines, Ni temps passé, Ni les amours reviennent, sous le pont Mirabeau coule la Seine. ». Mercredi, le retour de Pirès a frappé de son empreinte un sentiment de nostalgie, comme si l’herbe ne poussait plus depuis son départ en 1998. Pourtant, la Moselle coule toujours le long du canal Saint-Symphorien. Les supporters, eux, cherchent en vain une vision sportive. Ô les cœurs, sur le chemin de la foi, La Factory est toujours là, nous sommes les prédicateurs séditieux, luttant âprement contre une hérésie farouche et redoutable qu’est l’amateurisme messin.

L’orage de l’amateurisme semblait nous quitter lors du départ des Molinari, Razurel ou Muller. Il n’en est rien. Toutes choses égales par ailleurs, il existera toujours des farouches défenseurs de Molinari (post 1998). Mes pensées vous accompagnent sur le chemin de l’aveuglement. En effet, rien n’a changé, on a remplacé Razurel par Gaillot. Molinari est resté et exerce toujours une influence sur l’antipathique Bernard de Liège. On a quitté la Ligue 2 de la façon la plus honteuse qui puisse être. On y retourne par la même voie. C’est notre chemin de croix. Votre évergétisme n’y fera rien, SILENCE ON COULE.

Samedi 2 décembre, Metz vient de manger un sanglant 3-1 à Nissa. En 2007, Feu Génération Grenat déployait une banderole ; « 14 matchs à boire la tasse, ce soir nous on reste on bar. » Que dire ? que faire ?. En outre, il convient de se rappeler qu’Ismaila Sarr a rapporté la bagatelle de 17M€. La vente de Simon Falette à Francfort a rapporté 5M€. Nos caisses sont pleines, la DNCG se frotte déjà les mains quant à l’équilibre de nos comptes. Pour tenter de maintenir le navire à flot, du moins faire comme-ci, on effectue un recrutement dans l’urgence. Bernard tenta de calmer les cadres Bisevac, Cohade et Assou-Ekotto. Philippe, lui, n’arrive toujours pas à avaler la pilule du départ d’Izo.

Néanmoins, on peut remercier Luciano D’Onofrio qui favorise les contacts messins en Amérique du Sud. On peut citer les tentatives avortés concernant Tino Costa ou encore Lisandro Lopes. Quel saint homme ce Luciano ! Il aide Arpignon et Gaillot. Très utile au vue du réseau Gaillotien-arpignesque. Notre directeur sportif adjoint, quel homme exquis, tout à fait brillant. Il aurait pu interpréter le rôle de Cyrano de Bergerac. Sa plus belle tirade est celle où il vante Wollscheid. En effet, s’il ne joue pas c’est à cause de notre charnière en place ! évidemment! Il n’est pas question d ‘évoquer une erreur de casting le concernant. Il est comme ça Philippe de Château-Salins, toujours le mot pour rire, un bout-en-train local. C’est sans doute ça un bon chasseur !

Plus sérieusement, on apparaît alors comme un club d’incompétents prêt à se fourvoyer sur les dires d’agents peu scrupuleux qui cherchent à placer, chez nous, leurs brebis galeuses. Bêêêêh Rivière Bêêêêh.

Alors oui, cet été on a tenté de recruter, de lâcher du flouz. Direction les Pays-Bas, et Heerenveen pour attirer  Sam Larsson à 7M€. L’argument phare pour le convaincre de signer demeure inconnu s’il n’est pas monétaire. Cependant, il n’était pas possible de lutter face à l’ogre du Feyenoord ou encore face aux espagnols du Celta Vigo. Nul besoin d’évoquer à nouveau les cas de Leonardo le taré du Partizan Belgrade ou les pistes folles menant à Loïc Rémy, voire Eric Bauthéac.

C’est donc un mercato hatif, brouillon avec des joueurs qui ne voulaient pas de nous et vice-versa comme Nolan Roux ou encore des garçons qui n’avaient rien de mieux à se mettre sous la dent, comme Dossevi ou Rivière. Saint-Livier a pu se défaire du Graoully afin de sauver la ville, il n’est pas dit qu’il aurait à nouveau pu nous sauver à l’aube de cette saison.

Silence on coule, silence on perd. La force de Saint-Symphorien était ses tribunes festives, animées et colorées. La Tribune Est principalement faisait vivre le stade. Or, aujourd’hui, le poumon du stade s’époumone en haut de son perchoir en Est, si loin de son chez-lui. Finalement ce stade est un cimetière à ciel ouvert. Une fausse commune qui se fissure avec Bernard dans le rôle de la faucheuse.

Alors cher FC Metz puisses-tu renaître un jour, je l’espère, nous l’espérons. Je t’aime le sais-tu ? Malgré les kilomètres, malgré le fait de fréquenter l’outil du Parc OL. Rien ne pourra jamais surpasser l’amour que j’éprouve à ton égard. En ce sens, nous n’avons nul besoin de la SASP Serin. Elle ira vendre ses armes ailleurs quand nous, nous garderons nos tirailleurs sénégalais et nos joueurs qui grattent les ballons comme nos mineurs grattaient les mines. Le FC Metz sera toujours nous ! Cela m’importe peu, si le club doit perdre son statut professionnel puisqu’il restera toujours des illuminés comme nous pour te soutenir. N’en déplaise à la Moustache, à la Matriarche Schrub et tous les incompétents qui « travaillent » dans ce club. Cette institution messine mérite mieux que votre bêtise patente, vos magouilles ainsi que votre incompétence criante.

Guillaume Apollinaire a écrit :  » La joie venait toujours après la peine » Cela fait bientôt 19 ans que nous l’attendons..

Rideau !

 

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