#FCMOL : récit d’une impuissance

#FCMOL : récit d’une impuissance


A ce qu’il parait, quand il n’y a plus d’espoir, il y en a encore. Tiens, c’est bizarre parce que chaque semaine le FC Metz joue le match de la dernière chance, et à chaque fois, une giga claque vient nous retourner la gueule et envoyer nos consciences de supporters naïfs un-peu-plus-bas-vers-la-Ligue-2-mais-pas-tout-à-fait-quand-même. Ce dimanche, le FC était la victime de l’Ogre lyonnais qui est venu à Saint-Symphorien s’échauffer avant sa dernière ligne droite, avec en tête d’affiche le retour en terre promise de la star locale Anthony Lopes. 

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Un match joué d’avance

« Hé, si on gagne on revient à 4 points du barragiste ». Oui tonton, mais c’est comme ça chaque semaine et cette fois c’est Lyon qui débarque sur notre pelouse hybride AirFibr impeccablement taillée pour une nouvelle désillusion. Parce que c’est bien beau de s’imaginer pouvoir éventuellement gagner à domicile contre ce qui ressemble à un gros. Oui mais quand on est incapables, semaine après semaine, de vaincre n’importe quelle équipe qui se présente face à nous, et même des « petits », on ne pourra pas aller bien loin. Car le fait est que depuis 2 mois, Metz ne gagne de nouveau plus, barré par Strasbourg, Troyes, Toulouse, autant de concurrents pour le maintien contre qui on ne sait créer de différence.

Masterclassé par un Pep Genesio forcément plus imposant chez le dernier de Ligue 1 que face à des fermiers russes de milieu de gamme en Europa League, l’OL se présente dans un 4-4-2 losange, emmené par un quatuor Ndombele-Aouar-Memphis-Traoré, qu’on sentait déjà nous faire mal bien avant le coup d’envoi. Ce changement d’approche coté lyonnais force Fred Hantz à faire reculer Mandjeck pour passer à une défense à 3. Un choix qui pouvait sembler logique mais qui déstabilisera le bloc messin tout au long de la rencontre. A part ça, compo sans surprise, à noter le retour du paillasson Palmieri sur le flanc gauche, qui envoie Rivierez faire un tour sur le banc.

Il aura suffi de 50 secondes…

Dès la première action de jeu, Memphis met déjà Kawashima à contribution. Sur le corner qui suit, Niakhaté ne suit pas Marcelo et le défenseur brésilien punit froidement les Messins et les condamne déjà à courir (en vain) derrière le score. 50 secondes de jeu, et l’on se convainc déjà de l’issue certaine de la rencontre. 20 minutes plus tard à peine, Marcelo double la mise, de nouveau sur corner. Marqués psychologiquement, et ce malgré de bonnes intentions, les Messins ne reviendront pas.

La suite de la rencontre est le schéma typique du comportement messin face aux “gros” cette saison : des initiatives offensives, un peu de jeu avec ballon dans le camp adverse, quelques situations dangereuses, mais l’impression de ne jamais réellement perturber l’adversaire. A l’inverse, dès que les Lyonnais ressortaient le ballon proprement de leur 30 mètres, ça finissait quasi systématiquement par une action de but. En deuxième mi-temps, ces derniers crucifiaient les Grenats à chacune de leurs erreurs pour finir sur un score très lourd de 5-0, devant un public de Saint-Symphorien tellement anesthésié que même la ouest médiane n’avait pas la force de siffler ses propres joueurs.

Les Messins plombés dans l’axe

L’OL avait décidé de changer de stratégie à l’aube de ce match chez la lanterne rouge, comme une sorte de tour d’essai “facile”, un match propice pour essayer quelque chose de nouveau. Ils ne se sont pas trompés.

Alors qu’il devait figurer à la récupération avec Cohade, Mandjeck est passé dès le début du match en défense centrale pour bloquer l’attaque à deux des Lyonnais. Résultat : au milieu de terrain, les Lyonnais bénéficiaient d’un surnombre terrible, bien exploité notamment par Ndombele et Aouar, dont la vitesse d’exécution et la percussion ont fait beaucoup de mal aux Grenats. A chaque prise de balle, ces derniers et Memphis prenaient à revers leur vis-à-vis et créaient le surnombre, face à des Messins qui ne cessaient de défendre en reculant.

Il est assez surréel de voir qu’en contre-attaques, à aucun moment le porteur de balle lyonnais n’était inquiété : jamais un Messin n’allait au pressing, tout le temps cantonnés au recul-frein. Avec la vitesse des offensifs rhodaniens, c’était évidemment mortel…

Offensivement, toujours le même souci. A part Dossevi et Roux, on ne voit pas forcément qui peut apporter du danger aux abords de la surface adverse. Metz est pénalisé par son manque de mobilité, collective et individuelle, avec des latéraux qui peinent à faire la différence sur leur adversaire direct le long de la ligne, et l’absence de combinaisons pour mettre un peu devitesse dans les 30m adverses. Les Lyonnais, bien en place et très sérieux, n’ont jamais été inquiétés et deviennent la n-ième équipe à nous envoyer à l’échelon inférieur.

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On y arrive les amis. La ligue 2 nous tend plus que jamais les bras et il est clairement temps de faire le deuil de ce championnat trop compliqué pour nous cette saison. De toute façon, n’a-t-on pas assez répété que la Ligue 1, c’était pour les bourgeois ?

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