Le dos à dos logique d’un FC Metz palot

Le dos à dos logique d’un FC Metz palot


Notre local legend @BenGarnier l’avait annoncé en guise d’avant-match au sein de son article sur le site BeGrenat. Une victoire face au DFCO et l’on aurait pu réaliser le meilleur début de saison en Ligue 1 depuis la saison 1997-1998. Or, il suffit d’évoquer notre très bonne série avant d’obtenir notre cinglante jurisprudence messine : relancer des équipes mal classées. Ce faisant, c’est un DFCO faiblard qui pointe le bout de son nez à Saint-Symphorien. Ledit club a vu le départ de son coach et espère donc obtenir un électrochoc ; dans ce contexte particulier que le nouveau coach David Linarès officie son premier match afin d’éviter d’être le nouveau Toulouse FC.

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Une revue d’effectif en bonne et dû forme permet de voir un Alexandre Oukidja pour le moins occupé durant ce match. Il a passé une après-midi tendue face à une équipe dijonnaise exploitant les failles de notre défense poreuse. Notre portier est imparable sur de nombreuses occasions dont celles répétées de Konaté. En fin de match, ses sauvetages de haute volée ont permis à l’équipe de garder ce point si précieux. De plus, son arrêt juste avant la mi-temps sur le pénalty permet de nous garder la tête hors de l’eau et de rester mentalement dans le match. En sus, l’importance révélée en conférence d’avant match par Thomas Delaine met toute la lumière sur son propos quant à l’âme résiliante et  à la vaillance d’Ouki.

Devant lui se dresse notre ligne de quatre habituelle, celle-ci a montré ses limites par l’incursion récurrente des offensives Dijonnaises. Dylan Bronn a été en difficulté et malgré le retour de John Boye, notre défense central n’a pu stopper l’hémorragie des percées des rouges et blancs. Concernant nos deux pistons, il est urgent de souligner l’importance une fois de plus de Fabien Centonze. La mobylette éblouit chaque match un peu plus, de par son apport sur le plan offensif. Celui-ci ne lâche rien, jamais. Il réalise donc à nouveau un match complet, très efficace. A l’inverse, Thomas Delaine cristallise les critiques et semble être en-dessous du niveau de Mathieu Udol. Ses errements contre Nîmes se répètent et le cap à franchir entre son niveau de Ligue 2 et celui de Ligue 1 semble en l’instant impossible. Nous nous efforçons donc ici de ne pas l’enfoncer un peu plus eu égard aux commentaires d’un certain Michel D.

@FCMetz.com

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Habituellement, notre milieu de terrain sublime nos partitions depuis le début de la saison, l’exception faite durant ce match qui voit notre roc vaciller. En un mot comme en cent, il manque un joueur sur ce match. L’absence de Vincent Pajot file du vague à l’âme à l’ensemble de notre effectif. La régie messine revient à Habib Maiga, ce brave Habib a tenté de maintenir l’impact habituelle ; maintenir l’engagement qui est le nôtre au sein du milieu de terrain par un placement plus en avant sur le terrain que son comparse d’un jour : Mamadou Fofana. Malheureusement, le niveau affiché par ledit Fofana est en deçà de nos titulaires habituels. En effet, notre milieu de terrain est rendu éparse par de trop nombreux espaces, nos trous d’air ont vu le passage en nombre des incursions adverses. Habib Maiga a bataillé, gratté des ballons en première mi-temps et son niveau s’est grandement amélioré durant la seconde mi-temps car celui-ci évolue plus bas. Il parvient à afficher un match de très bonne facture notamment à la récupération. Dans une visée générale, il est agréable de constater son évolution positive au détriment du niveau affiché par Mamadou Fofana. Ce dernier a obligé la couverture d’un double poste pour Habib : le sien et celui alloué audit Fofana. Dès lors, comme dit ci-avant, Fofana a brillé, lui, par son absence et son rôle de sentinelle non assumée ; pointant un peu plus ses carences face au niveau de la Ligue 1.

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Au sein d’une composition en 4231 avec Maiga et Fofana dans des postures défensives, l’obligation est d’apporter un surplus offensif pour l’équipe de Frédéric Antonetti. D’emblée l’on peut mettre en exergue cette tactique volontairement porté vers l’offensive, cette tactique conduit aux incursions, nombreuses des Dijonnais. De fait, il a manqué cruellement des profils susceptibles de contourner le bloc imposé par les joueurs de David Linarès. Nos ailiers en présence NDiga Yade et Lamine Gueye restent des jeunes joueurs dont la découverte de la Ligue 1 reste totale. Ils sont des joueurs de percussions qui ont besoin de liberté pour s’exprimer sur le terrain. De fait, nos joueurs ont eu les plus grandes peines du monde à contourner le bloc bas imposé par le DFCO. Lamine Gueye a été un véritable poison dans le dos de la défense de Dijon. Ainsi à la 21ème minute, NDiaga Yade ne se fait pas prier pour inscrire le premier but de sa carrière messine, et remettre les deux équipes dos à dos. Sur un contre mené par son compère de Génération Foot, ledit Yadé conclut l’égalisation ô combien importante.

Au centre du jeu, et au centre de nos coeurs, notre suprême leader technique messin Farid Boulaya éclabousse de tout son talent afin d’apporter la créativité nécessaire et les ballons dangereux. Son match abouti, une fois de plus permet d’assurer son statut nouveau qu’ il est en train de prendre. Sa montée en température nous procure à la cinquième minute le pénalty généreusement accordé par l’arbitre de la rencontre. Un préliminaire quant aux nombreuses tentatives afin d’offrir la victoire de notre équipe. Enfin, il semble abandonner son déchet technique. Le mot de la fin revient à notre attaquant par intérim en la personne d’Opa NGuette continue d’apporter son plus par son jeu dos au but, sa tentative avortée à la 7e minute sur le pénalty est dommageable pour lui et pour l’équipe. Espérons que son moral ne soit pas affecté car il demeure notre atout offensif numéro 1.

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Les changements offensifs apportés par Frédéric Antonetti permettent d’apporter un danger supplémentaire, et il est regrettable de ne pas avoir été capable de concrétiser les deux occasions par Leya Iseka en fin de match, dont le sauvetage par Ecuele Manga aurait pu lui offrir son premier but et son statut de sauveur. Dans la même veine Thierry Ambrose a failli débloquer son compteur but à la 89ème minute. Hélas nos tentatives ont été rendues infructueuses.

 

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De la même façon, Dijon s’est procuré de nombreuses occasions en fin de match dont un  très bon centre déployé par Ngonda Muzinga, Moussa Konaté, de la tête échoue sur le poteau du Temple Grenat à la 83ème.  Ledit Ngonda Muzinga réalise une entrée de haute volée. Alors que le pire est évité, à la 89ème minute, Thierry Ambrose est tout proche d’offrir le but de la victoire avant d’échouer sur le portier Anthony Racioppi.

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En face de nous s’est dressée une équipe Dijonnaise faiblarde, dont le courage et la vaillance résument ce match. Bien aidé par l’arrêt d’Anthony Racioppi qui détourne la tentative molle d’Opa en début de partie, ce sauvetage permet de créer une cohésion d’équipe car l’ensemble de l’équipe de Dijon est venu lui témoigner sa gratitude. Finalement, Dijon ouvre le score par l’intermédiaire de Mama Baldé aidé par Mounir Chouiar qui ne laisse aucune chance à Oukidja dès la 13ème minute. Dijon se procure de nombreuses occasions majoritairement massées sur le côté gauche d’un certain Thomas Delaine. Des latéraux lents empêchent d’user la profondeur et la faiblesse technique de Delvin NDong qui est bon dans les espaces mais dont la conservation de balle est compliquée. Il en résulte un talent pour Mama Baldé qui s’est rendu disponible, a répété ses efforts et ses appels afin de mettre mal avec brio la paire Bronn-Boye.

En conséquence de quoi, Dijon est une équipe à l’opposé de celle attendue en lanterne rouge du classement, les faiblesses sont criantes, persistantes avec une défense poreuse et friable mais qui fait bloc et tentent de s’unir dans la galère. Ainsi, ce match aurait pu chavirer d’un côté comme de l’autre tant les lacunes ont été importantes des deux côtés. De nombreux espaces de part et d’autre au milieu de terrain rendent le match nul des plus logique. le FC Metz obtient la dixième place du classement (15 points) et poursuit sa très bonne série d’invincibilités porté à 7 matchs tandis que le DFCO, lui, n’a toujours pas gagné et reste bon dernier.

La palme de l’homme du match revient sans conteste à Alexandre Oukidja : GRANDE

 

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